Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 01:36
  La Sainte famille fait halte à Gaza, entre deux bombardements,
Une famille de Jabaliya s’installe tant bien que mal juste à côté de sa maison détruite par les israéliens - Photo : Wissam Nassar/MaanImages


et pendant ce temps-là, les “maîtres du monde” se réunissaient à Davos. Ils avaient la mine allongée de vampires frustrés du sang frais qu’ils avaient coutume de savourer avant la Crise. C’est que la guerre ne paye plus, elle ne fait qu’accentuer les effets délétères de la Crise. Ils sont au dernier stade du vampirisme, et l’altitude ne leur vaut rien. Ils en étaient au plus fort de leur célébration des puissances occultes, en extase et applaudissant à tout rompre un discours enflammé (d’Enfer) du président israëlien Pérès. C'est alors que le président turc Erdoğan, qui craignait pour sa vie, décida de se tirer de ce guet-apens et prit la parole en brandissant quelque symbole alliacé pour tenir la horde des vampires à distance (comme dans le film “Le Bal des Vampires” de Polanski) :

Erdoğan : [s'adressant à Pérès] vous parlez bruyamment, et je sais que si vous parlez aussi fort, c'est pour dissimuler votre culpabilité. Je vais parler plus posément. A propos de meurtres. Vous êtes expert en tueries. Je sais parfaitement ce qu'il en est des enfants que vous avez massacrés sur les plages  [… il s'adresse alors à l'assistance] Je condamne ceux d'entre vous qui applaudissent à ces persécutions, car applaudir à ces meurtriers qui ont tué ces enfants, applaudir ceux qui ont commis ces massacres est aussi, je le pense, un crime contre l'humanité.
[… il est plusieurs fois interrompu par le "modérateur" de la conférence, il conclut]
Israël est devenu un état voyou. [Il s'adresse au modérateur] Merci beaucoup. Pour moi, … Davos est fini pour moi, définitivement. Je ne reviendrai jamais à Davos.

Note : cette traduction est très libre, mais je pense avoir rendu l'essentiel et le ton de la protestation d'Erdoğan.
Par waglioni - Communauté : Géopolitique
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 15:53
« Ce n'est pas de la médecine, ce qu'on soignait n'est pas écrit dans les livres médicaux, C'est plus que des crimes de guerre. C'est de la folie. Des pieds effrités, des corps d'enfants qui ne possèdent pas la partie inférieure, des cerveaux hors des crânes, des amputations et des cadavres noirs comme du jais. Des attaques visant à traumatiser tout un peuple et le détruire ».

Miyazaki, Le Monstre ambulant.

La suite à lire dans un article d’Al-Ahram Hebdo : Les témoins du carnage, ces médecins de retour de Gaza, qui décrivent l’horreur des blessures et des morts, mais aussi le courage et la dignité du peuple palestinien : Un peuple étrange, singulier, incomparable. Un peuple résistant malgré les carnages.

Toujours dans le même hebdo, une interview d’un neurochirurgien qui était à Gaza, où il a participé aux opérations de secours médical pendant les hostilités : « Israël a sûrement utilisé des armes prohibées ».

Il faut absolument que soient jugés les coupables, les militaires, mais surtout Olmert, Livni et leurs amis et complices de par le monde, les éditorialistes, journalistes et autres “philosophes” qui soutiennent l’action de l’armée israëlienne. Il le faut si l’on ne veut pas que s’abaisse encore l’esprit de nos sociétés.

Par waglioni - Communauté : Géopolitique
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 02:01
   A signaler, à propos de l’Israël et de toutes ses horreurs, un article de Noël Mamère, qui rapproche la situation actuelle de celle qui prévalait à Sparte. Mais c’est faire beaucoup d’honneur à l’Israël que de le comparer à Sparte. Car Sparte était un état guerrier, qui menait aussi des guerres véritables : les massacres de civils incapables de se défendre, n’étaient qu’exercice d’entraînement pour les jeunes gens. Ils n’auraient jamais osé en parler comme d’une “guerre”.
   En effet, Sparte avait ses Hilotes, population autochtone régulièrement persécutée par les jeunes soldats pour qui c’était une obligation rituelle d’en tuer quelques-uns. Un Spartiate n’était un homme, que s’il avait massacré quelques Hilotes au cours de son initiation. La même situation, exactement la même, se retrouve aujourd’hui dans la société israëlienne : pour devenir un vrai citoyen du Jewish State, il faut avoir à son actif le meurtre de quelques Palestiniens. Et tous les quatre ou cinq ans, ou plus souvent, enfin le plus souvent possible, on organise un massacre de populations, et si l’on n’a pas de prétexte à massacrer des Palestiniens, les Libanais qui leur ressemblent font aussi bien l’affaire. Bien sûr on s’efforce de s’attaquer de préférence à des civils désarmés, à des femmes ou à des enfants. Mais toujours il est question de guerre, et de “se défendre”, car pour la propagande à usage du reste du monde, il convient de toujours passer pour victime, même contre toute évidence.
   Sparte a été rasée, encore plus radicalement que Carthage. Alors qu’à quelques lieux à peine, la campagne resplendit d’oliviers verdoyants, il ne reste rien de cette cité de fous-furieux, pas un mur, rien que des cailloux sur lesquels dès le printemps viennent se poser des mouches, attirées par un vieux reste d’odeur de cadavres. 




Note
: le "nouveau rêve américain", s'inaugure par le rappel du cauchemar israëlien. Il convient à ce propos de rappeler que les atrocités commises à Gaza par l'armée israëlienne, reprennent en tous points celles commises à Falloujah par l'armée US en Octobre-Novembre 2004, où, pour la première fois, furent utilisées les bombes au phosphore contre la population. Tant que ce couple infernal Israël-USA, ne sera pas désuni, ou neutralisé, le monde ne se réveillera pas de ce cauchemar : Dieu fasse que la Résistance, le Boycott, ou la Crise, nous en débarrasse !

Par waglioni - Communauté : Géopolitique
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 01:13
A la droite des enfants, le nom de leur voisin de pupitre, manquant à l'appel.

Par waglioni
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 15:31
   Comme le montre bien Ramzy Baroud il s’agit d’une victoire :
   « The world watched in horror as the drama unfolded. But Gaza fought back, withstood, resisted, and the language once again was altered. Arabs are now speaking of ‘victory’, hailing the ‘resistance’, singing the praise of the Palestinians in Gaza. »
   La "victoire" déclarée par la "rue arabe", cette victoire semble réelle au plan moral. Mais l'est-elle au plan moral seulement ? Comme au Vercors, les méchants ont gagné une bataille absolument disproportionnée où il s'agissait de terroriser l'ensemble de la population coincée dans un maigre territoire, et d'en massacrer civils désarmés,  femmes et enfants, tuant un peu bien au hasard et comme en passant, quelques résistants armés.
Au plan moral, c'est évidemment une victoire contre eux (les méchants), puisque l'esprit de Résistance est toujours intact, renforcé miraculeusement (mais de la part des palestiniens, leur courage est un miracle de tous les instants depuis un siècle), et soutenu par une opinion internationale horrifiée par les massacres : les méchants commettent toujours des erreurs, dans le cas présent, ils avaient certes bouclé la zone, l'interdisant aux médias étrangers, mais ils n'avaient pas réalisé que nous sommes à l'âge du téléphone portable, de la photo et de la caméra numérique relayés par de courageux reporters "arabes" déjà présents sur place. Le monde entier a été témoin des atrocités commises. Et il est maintenant fortement question de poursuites pénales et de boycott à une large échelle. En bref, à l'heure du "new look" aux US, alors que la glamour devrait commencer de donner à plein, l'Israël paraît soudain comme une trop vilaine tache qu'il s'agira de maquiller.
   La panique des israëliens qui seule peut expliquer leur bavure d'animaux enragés commise à Gaza, s'analyse aussi à l'aune de la montée en puissance de l'Iran. Mais là, il faut élargir le champ de vision, inclure la sortie des armées US de l'Irak, l'étrange engagement en Afghanistan, la Crise etc., etc.
   Pour en revenir au Vercors, les résistants furent massacrés, lâchés par le "gouvernement" gaulliste alors à Alger. Mais l'on s'accorde à penser que leur sacrifice a aidé au débarquement des forces "alliées". Dans le cas de Gaza, on peut espérer une pareille compensation, non plus seulement en terme de gain moral et d'opinion (pour la Résistance), mais en termes purement stratégique dans l'implication involontaire de l'énergie du camp US sur le "front occidental" (la Palestine), au moment où il était prévu de s'impliquer plus avant sur le front oriental de l'Afghanistan. La diversion causée par la bataille du Vercors se retrouve ainsi rejouée à Gaza.


Note : à propos de remake, la Sainte Famille, en son temps, avait pu fuir en Egypte, et échapper aux massacres que l'Israël commettait déjà.

Albrecht Altdorfer. Halte pendant la fuite en Egypte. 1510. Huile sur bois. Berlin, Staatliche Museen.
Par waglioni - Communauté : Géopolitique
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